Voilà la petite histoire d'une cause immense.​​​​​​​ 
Tout commence dans mon enfance, bercée et rythmée par les animaux qui m'entouraient.
En grandissant, rien de mon amour pour eux n'a changé, mais j'ai découvert que tout le monde était loin de penser comme moi, bien au contraire... Indignée, j'essayais tant bien que mal de changer les choses depuis, à mon échelle.
Aujourd'hui, je ne suis plus seule.
Gatsby, l'un des chats avec lesquels j'ai grandi.
Il y a un an, j’ai accueilli mon premier lapin en famille d’accueil. Une petite boule de poils âgée d'à peine un an qui, derrière ses airs timides, portait déjà le poids d’un abandon. Depuis, d’autres sont passés. Et à chaque fois, c’est le même constat : aux yeux du monde, ils n'existent pas. Du moins, pas comme ils le devraient.
Oma, la première d'une longue liste, abandonnée pour "destruction et agressivité".
Ce constat, c'est Ludivine, la présidente de l'association Les Petits NAC, qui l'a fait bien avant moi. En 2024, elle se lance dans ce projet associatif dans le but de guérir mais surtout de prévenir.
En quelques mois, ce sont déjà plus d’une centaine de vies sauvées, grâce à elle et à un réseau de familles d’accueil éparpillées entre Amiens et toute la France, dont je fais évidemment partie.
De gauche à droite : Anaïs Robinet (bénévole), Ludivine Rodrigues (présidente), moi (bénévole).
Mais voilà. Quand on veut changer les choses, encore faut-il qu’on nous entende. Et pour ça, il nous fallait une stratégie. Ça tombe bien, c’est mon travail !
Jusqu'ici la communication n'était pas optimisée, comme c’est souvent le cas pour les petites assos. Elles ont tout : la passion, l’action, l’envie. Mais pas les connaissances approfondies, les outils, les moyens, ni le temps.
Moi, toujours avec style, lors d'une intervention au domicile d'une personne atteinte du syndrome de Noé. Sur place, une centaine d'oiseaux et 500 octodons en totale liberté dans le logement insalubre. (voir article France 3)
Mes missions ?

Stratégie de communication globale : rédigée de A à Z, en lien direct avec les besoins concrets de l’asso, dans le but de toucher un public au-delà du cercle militant.
Identité visuelle : premières ébauches de charte graphique (typo, couleurs, ambiance visuelle), pour poser les bases d’un univers cohérent, doux et rassurant, à l’image de l’asso, puis échanges avec Anaïs, une graphiste bénévole, pour la concrétiser.
Réseaux sociaux : élaboration d’une réelle stratégie dédiée pour chaque réseau social, pensée pour informer, engager, faire sourire et parfois (souvent) sensibiliser. J’ai aussi imaginé les premiers formats, rubriques, tons… bref, toute la colonne vertébrale.
Site internet : échanges réguliers avec le développeur web pour structurer un site clair, humain et efficace qui n'est pas juste pensé comme une vitrine mais comme un vrai point de contact et d’engagement.
Déploiement : esquisses d'une palette d'initiatives pour faire rayonner l'association : des campagnes de sensibilisation, des partenariats, actions, boutique solidaire, événements...
+ actions de terrain hors communication, évidemment.
À noter que cette totale refonte est en cours.

A priori ?

Et si je voulais trop bien faire ? Comme souvent, je m'investis (vraiment) beaucoup. Et parfois, surtout sur ce genre de sujets, ça peut vite par trop nous tenir à cœur. Mais avec cette mission, j'ai appris à prioriser et à faire simple quand il le faut. C'était aussi tout une question d'organisation et de synchronisation avec les parties prenantes, donc un très bon exercice.
Une ou deux leçons à retenir ?

Faire beaucoup avec peu, c’est possible. Quand on est une toute petite structure, chaque action compte. La créativité et la débrouille suffisent amplement.
Ne pas sous-estimer la pédagogie. Vulgariser sans infantiliser, c’est un art. Quand on parle d’animaux souvent méconnus, chaque mot fait la différence.
Accepter de ne pas tout faire parfaitement. Même si mes expériences associatives passées me l'avaient déjà appris, celle-ci me le confirmait : c'est aussi ça, s'engager dans l'associatif. Il fallait savoir poser les bases solides, avancer pas à pas et célébrer chaque petite avancée.
Hikari, le petit survivant et sa belle coupe punk.
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